Trajet Valras-Plage - Ibiza
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Samedi 27 octobre 2007
Il est 13H00 Le quai de Valras plage s'éloigne; beaucoup de monde présent, beaucoup de cadeaux, beaucoup d'émotion.
Flo a la larme à l'oeil, depuis plus d'un an que l'on prépare ce départ !
C'est finalement arrivé...
vidéo 
Le trajet jusqu'aux antilles doit se dérouler par étapes : La première Valras-Tenerife (iles canaries)
sera effectuée par l'équipage suivant : Florent Gérard Philippe et Christophe.
On s'attend sur ce trajet à des conditions assez musclées comme la mMéditerranée en réserve en Novembre.
Un temps assez clément nous accueille à la sortie du port ( tramontane faible ),
nous mettons cap au sud un peu aidés par le moteur, les lignes de pêche sont à l'eau .
Nous cassons la croute en exposant les règles de vie à bord, le
matériel de sécurite, le trajet prévu...
Flo est soulagé car le Modem Satellite SKYMATE fonctionne
à nouveau (en panne depuis deux jours juste avant le
départ !!!)
il était probablement parasité par le chargeur de quai.
Nous pourrons rassurer au quotidien les proches restés à terre.
Ce n'était pas la peine de devenir insomniaque!
L'attaque de la bonite ne se fait pas attendre; vers 15H00 Philippe remonte le premier specimen,
nous sautons de joie en imaginant tout ce que l'on va prendre en 2 semaines de navigation !

Nous débutons le fonctionnement par
quarts de 3H successifs et dégustons à l'apéro le
Picpoul sous vide : il est au goût de tout le monde.
Il s'accorde également parfaitement avec les encornets farcis cuisinés par Gérard.
Aurions-nous dû en embarquer plus ?
Vers 23H00 nous doublons le cap Creus dans des conditions idylliques :tramontane force 3-4 au largue !
Ca ne durera bien sûr qu'une dizaine d'heures puisque le calme plat nous cueille aux abords du cap de San Sebastian
et durant toute la traversée jusqu'à Mallorque (24H).

Dimanche 28,
c'est donc propulsés par la risée diésel que cette
traversée s'effectue, deux dauphins nous accompagnent un moment
vers Barcelone,
Christophe apercoit également un souffle de baleine dans la même zone.
Pour impressionner tout l'équipage Flo décide de cuire la bonite au barbecue pendant la navigation.
Les flammes commencent à naître, tout le monde s'accorde à dire que
c'est bien agréable, que l'acier de la coque apporte une
sécurité rassurante par rapport au feu.
Flo est assez fier de la trouvaille et pose les deux demi bonites sur le grill ...

Le poids fait alors basculer le foyer et tout le poisson tombe !
Heureusement il finit sa course dans le cockpit, sur les pieds du barreur!
Nous arrivons quand même à terminer la cuisson et à déguster tout ça! Succulent.
La nuit tombe lorsque le moulinet se fait entendre, C'est du gros !
Philippe se bat, Gérard barre, Christophe éclaire, Flo débute le reportage vidéo !
Beau travail d'équipe !
Après 10 minutes de combat Philippe remonte à bord un
magnifique roseau de 3m de long probablement charrié par un
cours d'eau côtier...
Vers 22h,alors que nous terminons le repas au chaud dans le carré, des bruits anormaux proviennent du cockpit !
Flo se jette à l'extérieur et constate que la canne est pendue par
dessus bord retenue par le bout de securité qui l'amarre encore
au balcon,
le fil se dévide...
Après une quinzaine de minutes on ramène enfin sur la plage arrière un magnifique thon !
Personne n'y croyait réellement, Le cockpit se transforme vite en abattoir!
Nous mettrons 3-4 repas pour en venir à bout, quel régal.!

Lundi 29 octobre
Dans les parages de la pointe SW de Mallorque Le vent commence à revenir vers 4 h du matin.
La méteo prévoyait un coup de vent sur la zone, elle disait vrai;
rapidement nous sommes obligés de prendre deux ris et d'enrouler
le génois. Les rafales montent jusqu'à force 6-7 la mer gonfle,
Les grains se succèdent il fait froid ...
Le pilote auto est dépassé et l'on se relaie à la
barre, puis quand on est bien trempés on se fait remplacer.
Le GPS signale un surf à 12,1 noeuds.
Ces conditions nous accompagnent jusqu'à Ibiza où nous avions
decidé de faire une halte, personne ne se fait prier pour entrer
au port d'Ibiza.

Vu la météo, la ville est bien vide et on est loin de l'image survoltée de cette île !
Flo passe la soirée à retrouver les clés des sanitaires qu'il s'est empressé de perdre.
Le thon est testé en matelote (bravo Philippe), en carpaccio et même cru (Christophe).
Nous dormons au port.
