RETOUR A L ACCUEIL                                MARIE GALANTE

            retour au sommaire

Du 29 mai 2009  au  30  juin 2009

C’est avec plaisir que nous retrouvons la Guadeloupe.
Nous jetons l’ancre dans l’anse de Deshaie en milieu d’après-midi. Tout nous paraît beau et propre ! La forêt tropicale et ses dégradés de verts, les cases créoles aux toits de tôle rouge…

Nous nous ruons au supermarché pour retrouver les produits français : yaourts, fromage, pomme-noisette et entrecôte, ice-tea pour les enfants…Ce soir, c’est la fête !!

Nous passons quatre jours à Deshaie avec au programme le démontage de la cuve à gasoil car malgré les 80 litres de gasoil, le moteur n’est plus alimenté…

Le pompage du carburant à l’aide d’une poire à main nous prend 2 jours. Puis suivent le décollage de la trappe de visite, l’inspection  de l’intérieur de la cuve (qui est impeccable), le changement de toutes les durites, la vérification du tube plongeur, le ré-étalonnage de la jauge de gasoil…Bref, quatre jours de travail et la panne ne vient pas de là ! Flo pense que cela doit venir de la pompe d’alimentation en gasoil… Nous la commanderons en métropole et la ramènerons lors de nos prochaines vacances…

Nous descendons la côte sous le vent en décidant de privilégier les mouillages que nous n’avons jamais visités. Nous nous arrêtons d’abord à l’îlet pigeon, au cœur de la réserve Cousteau. Nous effectuons du snorkeling en famille. Après un premier essai à l’heure de pointe des bateaux de plongée, avec un Lilian suivant les bulles des plongeurs, nous décidons de revenir le lendemain dès 8 heures du matin. Nous sommes seuls sur le site et c’est une merveille! Des coraux, des poissons tropicaux à profusion, une tortue…Nous passons une heure et demie dans l’eau avant l’arrivée du premier flot de plongeurs.

Nous poursuivons la descente de la cote ouest jusqu’à l’anse à la barque. Il n’y a aucun autre voilier dans la baie pourtant embellie par la floraison des flamboyants. Nous faisons une expédition dans une cocoteraie où Flo trouve un calebassier et le dépouille de toutes ses calebasses à coup de machette. Nous nous lançons  dans la sculpture et le séchage de ces étranges fruits…

                                                        ANSE A LA BARQUE            ANSE A LA BARQUE

Puis nous continuons notre progression vers les Saintes. Nous allons d’abord au village, d’où nous faisons l’ascension du pic du chameau (409 mètres) puis à l’îlet cabrit. Nous sommes toujours seuls. Nous sentons bien que la fin du voyage est proche et que nous sommes à contre courant des autres voiliers, déjà descendus vers le sud pour se protéger d’un éventuel cyclone !

                                                        chameau            CHAMEAU

Nous surveillons le seul mouillage toujours très fréquenté : le pain de sucre. C’est seulement le troisième jour que nous trouvons la place pour s’y ancrer.

                                                                                  PAIN DE SUCRE

Nous y recevons la visite de Colin et sa maman Sophie à bord de Galinette pour trois jours. Flo fait un baptême de plongée à Elsa et Colin.  Elsa est enthousiasmée de cette nouvelle expérience durant laquelle elle a pu rester sous l’eau une dizaine de minutes et découvrir de plus près la faune sous-marine.

                                                        SOPHIE ET COLIN            BAPTEME

C’est aussi au pain de sucre que nous faisons la connaissance du voilier  franco-italien «è cosi» (traduction : c’est comme ça ! »), en grandes vacances d’une durée de 5 mois, avec à son bord Matéo 4 ans, Fédérica 7 ans et Alba 9 ans.

                                                                                E COSI

Ca colle tout de suite entre les enfants et les parents!  Hugues vient de participer à la transquadra à bord de leur grand soleil 40. Giovanna et les enfants sont arrivés plus tard en Martinique pour leur demi-année sabbatique. Elsa et Lilian découvrent à l’occasion leur annexe révolutionnaire : un kayac de mer multiplace qui sert de plate-forme balnéaire aux enfants.

                                                        KAYAC            KAYAC

C’est en leur compagnie que nous visitons Marie-Galante, île dépendant de la Guadeloupe et que l’on n’a pas encore eu l’occasion d’aborder (sauf lors de l’arrivée de la transat en 2007).

Au départ de la ville de Saint Louis nous décidons de louer deux voitures pour s’offrir un tour de « galette ». C’est le surnom que les habitants donnent à leur terre en raison de sa forme ronde et de sa faible hauteur. Nous sommes en pleine saison de récolte de la canne à sucre. Le transport de la canne se fait le plus souvent ici de manière traditionnelle en char à bœufs et il est fréquent de croiser des attelages sur la route.

                                                        BOEUFS            BOEUFS

Nous visitons ainsi les rhumeries de Bellevue et du père Labat, qui prennent également une autre dimension à cette époque de l’année, enfumées par les vapeurs de distillation de la canne.

                                                                                        DISTILLATION

Le mouillage de l’anse Canot, à proximité du village de Vieux Fort nous offre un endroit magnifique, calme et désert à la hauteur de nos espérances pour notre dernière semaine de farniente.

                                                                                 ANSE CANOT

Une colonie de langoustes vient même se joindre à nous pour nous laisser un petit goût d'exotisme.

                                                                                 LANGOUSTES

Avant de quitter les lieux, l’équipage profite d’une excursion en pédalo dans la mangrove ainsi que du parcours sportif municipal.

                                  rando       PEDALO       RANDO

Nous choisissons de passer notre dernier week-end  à l’îlet Gosier, c’était le premier mouillage du voyage et ce sera aussi le dernier !
Un vent de nostalgie plane sur Galinette.

                                                                                 MARINA

Le lundi 22 juin galinette accoste au quai d’accueil de la marina Bas du Fort, « E cosi » est également dans les parages, les enfants ont droit à leur ultime séance d’au revoir, toujours aussi émouvante.

                                                                                AU REVOIR

L’emploi du temps de la dernière semaine à bord est très rempli : Galinette doit être entièrement « déshabillé » afin d’hiverner tranquillement à Pointe à Pitre. Toutes les cales sont vidées et décontaminées afin d’éviter une nouvelle invasion de cafards, les voiles sont rangées en soutes, l’éolienne et les panneaux solaires démontés, toutes les drisses et écoutes lovées et dessalées.

Déjà notre vie de terriens nous rattrape car il faut organiser le retour, récupérer la maison et reprendre contact avec le boulot. L’esprit bien occupé, notre métamorphose en bipèdes terrestres est en cours.

Le 30 juin 2009 l’avion nous ramène vers des gens et une région que l’on aime, sans tristesse ; pourtant au plus profond de nous restent gravés des rencontres, des instants et des lieux féeriques : notre voyage aux Antilles sur Galinette…

Nous reviendrons un jour retrouver cette vie à bord, c’est sûr !

                                                              REVE

HAUT DE PAGE