Trajet Ibiza - Carthagène (espagne)
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Mardi 30 octobre 2007
Après
une brève visite de la ville dans la matinée et une
recherche de météo sur internet nous décidons de
quitter l'ile pour rejoindre le cap de Nao, sur le continent espagnol.
Le plein de gasoil est fait,
la météo annonce un fort coup de vent sur le golfe du lion (Il y a bien eu 100km/h),
un vent fort s'attenuant sur les zones baléares, cabrera et alboran.
Notre sortie du port a lieu vers 13h00, on passe rapidement entre Ibiza et Formentera sans vent !

Rien, même pas 5 noeuds de vent réel.
Les lignes de traîne sont à nouveau mises à l'eau puisque la mer n'est pas dangereuse...
Vers 17h00 Gérard attrape sa première bonite, suivi de peu par Philippe.

Elles ont toutes fait les frais du matériel le plus simple:
traîne à main, plomb de 500g et Cuillère à
maquereau...
Le vent est toujours absent à la tombée de la nuit, nous
décidons alors de bifurquer pour prendre un cap direct sur
carthagène où Philippe doit récupèrer un train
"Talgo" pour rentrer en France.
Cette option avait à l'origine eté écartée
afin de bénéficier de la protection de la côte en
cas de vent fort.
Mercredi 31 Octobre 2007,
Philippe et Florent envoient toute la toile vers 0h00 car un vent très faible se lève puis vont se coucher,
Les équipiers suivants Christophe et Gérard
réduiront progressivement car finalement le coup de vent a
décidé de venir nous rendre visite, contrairement
à ce qui était prévu !
C'est ça la Méditerranée.
A l'intérieur cela devient rapidement intenable, tout le monde est sur le pont
Donc à 4h00 du mat,Vent NE force 8; le génois est
déjà totalement enroulé, il reste encore un ris
à prendre, les creux font bien 3 mètres et la lune est
voilée...
Le moment idéal pour se rendre au pied du mat pour réduire !
Christophe met Galinette face au vent pour déventer la GV,
Philippe et Gérard s'occupent des drisses et bosses de ris.
La voile fasèye et expulse les lunettes de Florent monté sur le rouf.
(J'aurais dû les attacher, je sais, c'est pas la première fois que ça m'arrive...Flo)
Le reste de la nuit se déroule ainsi, en surfant dans le noir des gros creux avec un mouchoir de poche dans la mature.
Vers 7h00 du matin, nous sommes même gratifiés d'un orage de grêle.
La vitesse maximum enregistrée par les instruments est quand même 16,1 noeuds, On ne s'en est pas rendus compte.
Petit à petit , le vent retombe pour nous laisser finalement encalminés dans la houle résiduelle.
Fin de la route au moteur !
Nous en profitons pour tester nos talents de boulanger, le pain qui
sort du four en fin d'après midi est acceptable mais faiblement
salé.
A 17hOO Galinette fait son entrée dans le port de carthagène,
évite un sous-marin,
et un petit bateau à moteur .
et va faire la queue au poste de Gasoil, squatté par un gros
catamaran italien et son équipage, fort peu arrangeant...
Après plus d'une heure de négociations, ils veulent bien, à contre-coeur, nous laisser un peu de place ...
Visite express de la ville, très classe, puis pause dans un bar à tapas

Repas au bateau : bonite à la tahitienne et digestif à la poire.
Nuit au port.