Trajet Carthagène - Gibraltar
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Jeudi 1er novembre 2007

7H00, L'équipage émerge, il est temps pour Philippe de rejoindre la gare.
Il reviendra sur le "grand océan" dans 3 semaines mais pour l'instant il embarque pour la France.
Nous déjeunons tous, profitons un dernier coup des sanitaires luxueux du
club royal, de son affichage météo et quittons le
port pour rejoindre Gibraltar, à 240 milles .

Nous sortons du port à 3 équipiers, s'attendant à plus de 20 noeuds de vent et ...
rien !!!
Pas de vent durant toute la journée, les lignes sont à
l'eau, nous pêchons plusieurs déchets plastiques issus des
serres d'Andalousie mais pas de poisson.
En fin d'après midi un petit souffle veut bien arriver et nous
passons le cap de Gata sous voiles et par un magnifique coucher de
soleil!

La nuit se déroule calmement, parsemée de quelques faux départs du moulinet de traîne.
Vendredi 2 novembre
Une brise soutenue souffle dès le lever du jour, on
navigue donc toute la journée sous génois seul, tirant
des bords de largue, plus rapide et plus confortable que du vent
arrière pur. Alternativement nous nous approchons de la
côte ou nous en écartons.
La côte andalouse, très aride et abrupte dans la
région de Motríl et Almuñecar nous apparait comme
une succession de zones quasi-désertiques ou débordant
d'immeubles modernes.

Les cargos, porte-containers et autres
gros navires se font de plus en plus nombreux et proches; nous sentons
bien la proximité du "goulet" de Gibraltar, passage
obligé entre Atlantique et Méditerranée d'une
largeur de 14,4 km.
Le vent d'est de 20 noeuds en moyenne nous propulse rapidement vers "les colonnes d'Hercule" de l'antiquité.
La nuit s'annonce inquiétante.
Samedi 3 novembre
Vers 2H00 nous doublons la mythique Pointe
Europa, pointe qui marque
l'entrée de la baie d'Algéciras-Gibraltar, située sous "Le Rocher" qui culmine à 426 mètres.
Le vent est de plus en plus fort, dévié par le rocher il
souffle par bourrasques, plusieurs grains nous fouettent le visage
alors que nous slalomons entre la multitude de cargos en mouvement ou
stationnés dans la baie .

Galinette, parait bien frêle au milieu de ces mastodontes dont on aperçoit uniquement les silhouettes sombres !
Nous prenons le parti de longer le brise lame principal jusqu'au fond
de la baie profonde de 2 milles pour tenter une entrée de nuit
dans marina Bay.
Il est 5h00 du matin, la violence des grains
redouble, nous ne tenterons pas d'entrer dans la marina par ce temps,
nous battons en retraite sur le quai des ferrys pour se reposer un peu
et attendre le jour.
Il y a d'ailleurs déja un voilier français accosté là. (Dominique).
La suite dans quelques heures...