Du 2 juillet 2008 au 11 juillet 2008
Nous décollons de Blagnac à 8H45, le départ tant attendu est proche ; il aura fallu ces derniers temps organiser tous les ultimes préparatifs concernant la location de la maison, les bagages, les paperasses …
Tout était prévu sauf l’embonpoint des valises qui ont du maigrir en catastrophe le dernier jour de 30 kg (sur un total de 110). Finalement nos 8 valises, 4 bagages de cabine, notre ordi et notre sacoche photo ont été prêts a temps.
Nos vols Toulouse-Paris-Pointe-à-pitre se déroulent globalement sans encombre hormis le fait qu’Elsa est fébrile et qu’elle vomit 2 fois.
A notre arrivée nous ne récupérons que 7 valises au lieu de 8, ce qui nous vaut 3 heures d’attente a l’aéroport pour établir les formulaires de déclaration de perte.
Grâce a l’organisation sans faille de la famille Carrere, nous récupérons leur voiture et pouvons enfin retrouver Galinette vers 4 H00 de métropole soit 22 h 00 locales.
Le lendemain vers midi notre huitième valise arrive entière sur le ponton par taxi, contre toute attente.
Nous passons trois jours à ranger et re-armer le bateau qui a bien supporte son abandon de six mois :
- nous déplorons une centaine de charançons dans la farine laissée bêtement a bord. Notons l’efficacité redoutable de « BAYGON VERT SPECIAL RAMPANTS »
- - nos doutes sur le lieu de carénage sont rapidement dissipés à la vue de l’impressionnant échantillon de faune et de flore subaquatique tropicales nichant sous la coque. Même les diodons s’en servent de garde manger !
Le grutage en zone technique de la marina est donc programmé pour le lundi 7 juillet.
Il a lieu quasiment à l’heure prévue, et nous n’avons aucun regret d’avoir procédé à ce carénage en Guadeloupe, jugez-en par vous même !!

D’après le grutier « c’est nowmal ici, il est pas twès sale »
Après s’être débarrassé des anémones frétillantes la peinture de coque fut assez technique car il fallut composer avec les nombreux grains, c’est ici la saison des pluies.
Mais
nous ne sommes pas les seuls à sortir de l’eau, le
trimaran 971 région Guadeloupe de Claude Thellier s’est
posé à côté de nous .

La zone technique et le bateau surchauffé étaient très
prisés par les moustiques ; les enfants ont même trouvé le moyen de faire
un concours de boutons : Elsa vainqueur avec 39 piqûres !
Florent redoutait fortement le démontage du safran pour éliminer la fuite qui s’était déclarée pendant la transat, cela s’est réglé en 2 heures, avec 2 joints toriques, 2 coups de cric de 307, 2 couillons trempés ( Sandra et Florent) et 2 dessins animés pour les enfants.
Nous trouvons heureusement le temps de faire une journée de relâche.
Au programme :
-baignade à la cascade aux ouassous (roi des sources en créole soit les écrevisses).
-Pique-nique sous un carbet (abri couvert) .
-Balade dans la forêt tropicale ou Lilian a trouvé des feuilles plus grandes que lui.
Nous avons surpris le petit bonhomme se mettant des bouts de feuilles dans les oreilles. Il nous a expliqué que les insectes étaient trop bruyants par ici !
Galinette est a l’eau depuis mercredi 9 juillet, on se donne
encore deux jours pour terminer l’avitaillement et les réparations avant de
descendre vers le sud.
Du 11 juillet au 15 juillet 2008
Après avoir fait les formalités en douane pour la sortie du territoire Français (la "clearence"), nous quittons Pointe-à-Pitre le vendredi 11 à 16 heures pour aller jeter l’ancre à Gosier, à une heure de navigation.
Se baigner dans les eaux turquoises est nettement meilleur pour le moral qu'errer sur une aire de carénage !
Nous apprécions tous notre baignade au coucher de soleil et savourons une noix de coco fraîchement tombée de son cocotier et gracieusement offerte par deux jeunes guadeloupéens encore sur l’îlet à cette heure tardive (19 H : il fait nuit !). Le lendemain, nous mettons le cap sur les Saintes dans une mer un peu agitée.
Nous testons notre pilote automatique. Il fonctionne à nouveau!!!
Flo a réussi à le réparer malgré de multiples hésitations, de nombreux
doutes…
Finalement, il s’agissait d’un faux contact !
Par contre la liaison satellite avec skymate pose toujours
des problèmes.
Nous mouillons à l’îlet Cabrit vers midi. Au programme, repas, sieste et baignade jusqu’à la nuit avec une tentative de chasse sous-marine du capitaine , armé de son nouveau fusil. Il rentre bredouille.
Dimanche est un jour de navigation à part entière. Départ 6H30 des Saintes, arrivée 19H à Saint- pierre en Martinique, de nuit et sous un grain. Nous avons longé l’île de la Dominique. Nous reviendrons la visiter en janvier.
14 juillet : Grosse pluie sur Saint-pierre qui se trouve sous la montagne pelée. Nous décidons de descendre un peu plus au sud et surtout au soleil. Nous choisissons l’anse d’Arlet, petite crique au plage de sable noir. Nous en profitons pour mettre l’annexe et le moteur hors-bord en service. Il démarre immédiatement ! Le moral des troupes est bon. Les enfants se régalent de nager, sauter dans une eau à 28°. Durant les navigations, ils sont les champions de la game-boy.
Ils s’inventent des jeux de pirates avec les cordages du cockpit. Les legos ont aussi beaucoup de succès. Nous avons eu la chance d’apercevoir des bancs de dauphins et des centaines de poissons volants.
Ce matin à notre réveil, nous constatons que le frigo a dégivré. Notre intuition sur la durée de vie de nos batteries n’en est plus une. Sous les tropiques, il faut compter 2 ans ; les nôtres en ont beaucoup plus.
Donc, changement de programme et descente au port du Marin pour s'equiper de 4 batteries toutes neuves et d’une pièce informatique qui nous permettra, nous l’espérons, de communiquer par skymate (modem satellite).
Nous en profiterons pour faire une machine à laver de draps. La cabine avant est détrempée ! Le capot de la baille à mouillage fermait mal. Mais nous sommes venus à bout du système de fermeture récalcitrant!
Prochaines étapes : Sainte-Lucie, île moustique aux Grenadines et Tobago. Nous serons enfin à l’abri des cyclones.
Du 16 juillet au 20 juillet 2008Finalement, nous passons deux jours au port du Marin car après consultation de la météo, la Martinique est en alerte jaune à cause d’une onde tropicale. Vent au delà de 35 nœuds avec fortes rafales et pluies.
Tout le ponton se prépare :
-resserrer les amarres
-enlever tout ce qui est susceptible de s’envoler( taud, barbecue, épuisette, canne à pêche …)
-enlever l’annexe de l’eau et l’attacher solidement à l’envers sur le pont de Galinette (elle pourrait rester à l’eau, mais les fortes pluies risquent de la remplir et la faire couler) .
Vers 18h , nous avons droit à quelques bonnes rafales. Le ciel est couvert puis vient la pluie. Cela durera environ 2 heures et puis voilà ; rien de plus si ce n’est un temps très nuageux entrecoupé de quelques grains le lendemain ! Rien à voir avec une bonne tramontane à 100 km/h à Valras-plage.
Las d’attendre au port que les vagues se calment (ils annonçaient des creux de 2,5 mètres) , nous allons jeter l’ancre juste en face du port du Marin au mouillage de Sainte-Anne.
Après avoir fait quelques acras et siroté une Carib (bière caribéenne brassée à Trinidad), nous prenons la décision de partir le lendemain très tôt pour le sud de Sainte-lucie. Journée navigation avec pour nous réglage des voiles, pêche et lecture des guides touristiques et pour les enfants, game-boy, un film, sieste et jeu imaginaire à la barre du Galion Galinette assaillit par une horde de cochons pirates (dixit Dora). Nous longeons Sainte-lucie par la côte sous le vent. Nous croisons en mer la réplique du bateau de « Pirates des caraïbes ». Il a été filmé en partie à Sainte-Lucie.
Nous arrivons vers 18h à Vieux-Fort, port bananier le plus au sud de l’île. Nous nous blottissons entre une falaise et un cargo. Nous sommes seul. Pas étonnant car pas très touristique !!! Nous passons la pire des nuit, non pas à cause du va-et-vient des cargos mais un vent tourbillonnant descend le long de la falaise et nous enlève la chaîne d’ancre du davier, la faisant racler directement sur le pont ou contre le balcon avant, tout cela dans un tintamarre effrayant…Nous ne dormons que quelques heures! Les enfants, eux, ont dormi comme des loirs!
Le samedi 19 nous partons
avec comme cap : Tobago. Nous faisons 36 heures de navigation
non-stop. Nous avons un rythme de croisière de 5-6 nœuds sous voiles, au près,
les vagues de côté, ce qui à la longue rendra Sandra nauséeuse… Nous aurons deux
passagers clandestins : un oiseau, style fou de Bassan, viendra atterrir
sur la capote de la descente.
Il restera une bonne heure à nous observer. Une dizaine de
minutes après son atterrissage, la canne à pêche se déroule. Florent remonte
une dorade coryphène d’environ un kilo, ce qui fera notre repas du soir.
