Du 26 aout 2008 au 29 aout 2008 Porlamar, ile de Margarita (Vénezuela)
Huit heures environ de traversée tranquille nous suffisent pour rallier Porlamar, la ville principale de l’île de Margarita. Des l’arrivée, comme tout le monde nous l’a conseillé, on se rend chez Juan (Marina Juan) qui se charge de faire les formalités complexes d’entrée au Venezuela et offre quelques services fort utiles ( Bus pour approvisionnement, remplissage des bouteilles de gaz…). De l’avis d’autres plaisanciers qui fréquentent le mouillage depuis plusieurs saisons, on peut très bien se débrouiller seul et à moindre coût ; nos quatre équipages ne prendront pas ce risque.
Le mouillage est rouleur, encombré d’une cinquantaine de voiliers et de quelques épaves ; des immeubles ceinturent l’anse baignée d’une eau douteuse…Les rares plages bénéficient de la même eau, c’est la déception chez tous les enfants habitués depuis une semaine aux baignades des Testigos !
Durant la nuit, un léger grain s’abat sur le mouillage et fait déraper un vieux bateau en bois, ce dernier se retrouve à deux mètres de notre étrave lorsque Sandra se réveille vers une heure du matin. A force d’ajouter des mètres de chaîne pour reculer en même temps que notre agresseur, nous nous retrouvons au petit matin avec 40 mètres de chaîne dans 3,5m d’eau mais notre coque est intacte !
Au petit matin on se rend au centre ville en taxi pour tenter de changer quelques Euros en Bolivars (monnaie du Venezuela). Une grande aventure car il existe le cours officiel (environ 2,7 Bolos pour un Euro) pratiqué par les banques et un taux illégal pratiqué dans la rue et certains établissements commerciaux (5 pour 1)… Tous les touristes essayent donc d’obtenir le plus de bolivars possibles par ce biais illégal.
Le centre de Porlamar est sale, des rabatteurs tentent de
changer dans la rue à des taux mirobolants. Florent souhaitait changer 100€ (de
quoi payer les formalités douanières), par un tour de passe-passe de l’homme de
la rue on se retrouve en fait avec moins que le taux officiel, très fort !
Cette étape pourtant réputée « incontournable » chez les plaisanciers des Antilles ne nous fait pas grand effet. On espère se rattraper par un avitaillement géant et à bas prix en zone détaxée.
Le bus affrété par
Juan Barro nous mène dès le lendemain dans un centre commercial haut de gamme
dont le parking est ceinturé de hautes murailles et surveillé par des gardiens
en armes perchés sur des miradors !!! Les prix sont dans cet établissement
semblables à ceux de France sauf la bière et la viande qui sont à des prix
dérisoires.
En bref nous sommes déçus et pour se remonter le moral on organise à tour de rôle des apéros sur chaque bateau.
Le ravitaillement en gasoil est effectué directement dans le
mouillage par une barque qui vend aussi bien des combustibles, de l’eau ou des
Bolivars, cela se passe au grand jour, à 300m des gardes côtes, on croirait
presque ça légal !
Au bout de trois jours la flottille constituée depuis les Testigos décide d’aller voir ailleurs.
La distance jusqu’à Puerto la Cruz est difficile a couvrir de jour, le départ est donc programmé pour 4H30 le samedi matin.
