Du 12 septembre 2008 au 16 septembre 2008 Mochima et le golfe de Cariaco (Vénezuela)
Galinette et île de jade se séparent de Migo. C’est un drôle de sentiment…mais nous espérons les retrouver sur notre chemin…
Nous atteignons Mochima après 5 heures de moteur. Nous nous enfonçons dans cette brèche, entre les falaises rougeâtres. Il n’y a pas de plages mais de la mangrove.
Nous retrouvons le plaisir de la baignade à l’arrière du bateau, dans des eaux vert clair. Nous mouillons pour la nuit en face du village, en compagnie d’une énorme vedette à moteur vénézuélienne, ce qui nous rassure au niveau de notre sécurité…
Le lendemain matin, nous nous rendons à terre. Nous avons beaucoup de mal à stationner nos annexes car le moindre débarcadère est occupé par des barques déposants les Venezueliens sur les plages de Mochima, accessibles uniquement par la mer. Nous découvrons un petit village, composé de deux rues principales bordées de posadas. Les rues sont salles, complètement défoncées…Nous trouvons un restaurant très agréable, bien ventilé sous un carbet. Nous goûtons plusieurs plats : camarones, filets de poissons, chipirones…les enfants ont droit à leur poulet frites (avec des patates et non du manioc).
Nous laissons Mochima et rallions le port de Cumana. Pendant
la navigation, nous sommes escortés par un banc d’une trentaine de dauphins…Ils
nous font un véritable spectacle de saut, d’acrobaties devant notre
étrave ; nous entendons leurs sifflements et le souffle de leurs
évents…Nous sommes contents que Phil et Flo aient pu assister à ce moment qui est
toujours magique !

Nous les laissons à Cumana. Ils vont visiter l’intérieur des terres pendant une semaine et nous rejoindrons aux Roques.
Nous partons, toujours en compagnie d’île de jade, visiter le golfe de Cariaco. On se rend à Laguna Grande : Quel spectacle ! La nature nous a composé un chef-d’œuvre qui se décline en cinq tonalités :
-le bleu dur du ciel
-le blanc des nuages
-le rouge ocre des montagnes
-le vert tendre de la mangrove
-le vert émeraude de l’eau
C’est un paysage à couper le souffle ! Nos deux voiliers avancent lentement dans ces bras d’eaux. Il n’y a aucun autre bateau, seuls les pélicans s’envolent sur notre passage… Nous passons une journée inoubliable, nos deux bateaux à couple (à l’épaule comme diraient les Québécois). Nous descendrons à terre pour escalader une des collines et avoir ainsi une vue d’ensemble du paysage.
Nous rentrons pour la nuit à la marina de Cumana. Le lendemain, après avoir interpelé un taxi-betaillère très couleur locale, nous visitons la ville : le marché coloré pour l’avitaillement en produits frais, les rues commerçantes et une fabrique de cigares où Florent se laissera tenter par 50 cigares roulés à la main devant nos yeux…
