RETOUR A L ACCUEIL                                     LOS ROQUES

            retour au sommaire

Du 23 septembre 2008 au  16 octobre 2008 Archipel de "Los Roques" (Vénezuela)        

Lundi, le mouillage de Los Palanquinos sur l’île de la Tortuga s’éloigne doucement ; nous avons levé l’ancre vers 13h, puisque la dépression prévue depuis trois jours n’arrivait pas. Pas un souffle d’air au départ puis un léger nord-est bienvenu après 4 heures de navigation au moteur. Nous établissons alors Grand voile et le génois et cela stabilise agréablement galinette qui était jusqu’alors agitée par la houle de nord assez importante engendrée par une dépression située plus au nord. A la tombée de la nuit, le vent forcit et nous force à réduire, la houle s’amplifie par le travers du voilier. Notre vitesse moyenne augmente mais nous sommes obligés de barrer toute la nuit car le pilote automatique consomme trop dans ces conditions de mer et nos ressources en énergie électrique ne sont pas extensibles !

Poussés par le vent assez fort et les vagues, nous arrivons finalement beaucoup plus tôt que prévu à proximité de l’archipel de Los Roques. Il fait encore nuit noire, nous décidons d’accéder à l’île principale de grand roques en contournant toute la barrière de corail par le nord afin d’éviter les Cayos (récifs). Personne n’a beaucoup dormi cette nuit et nous jetons l’ancre un peu fatigués devant le village à 7 h du matin. Dans la matinée  nous avons la joie de retrouver Philippe et Florence arrivés la veille par petit avion sur l’île. Nous visitons le village en leur compagnie et trouvons du steak-frites dans l’un des restaurants du centre-ville.

                                            AEROPORT                                        VILLAGE

Le village de Grand-Roques est très étonnant après ce que l’on a vu jusqu’à présent du Venez. C’est très agréable de trouver des containers à poubelles dans les rues et des maisons proprettes ! Bien sur ce village a un coté artificiel, les nombreuses  posadas (chambres d’hôtes) sont financées  par des italiens mais cela permet une escale reposante ; de plus les possibilités de ravitaillement alimentaire vont au-delà de nos espérances.

Les deux jours suivants nous nous rendons à Francisqui , un groupe d’îlets à environ 3 miles à l’est.

L’eau est plate et translucide, le sable ressemble à de la farine, le soleil est de plomb ; on lézarde sur la plage ou dans un mètre d’eau..

                                            PLAGE                                        PECHE

Ce mouillage est très fréquenté par les plaisanciers et les touristes « à la journée » déposés sur la plage par les barques.

L’heure du départ sonne bientôt pour nos hôtes toulousains, on revient donc au village la veille de leur décollage. 

                                                                                    FLO ET PHIL

Le vendredi est consacré aux au-revoir et aux courses, le soir, nous soupons à bord en équipage familial, cela fait bizarre de se retrouver tous les quatre. Il y a près de 40 jours que cela n’était pas arrivé !

                                                                                    

                                                                                                        FAMILLE

Le dimanche nous levons l’ancre pour explorer les îles situées à l’ouest de Grand roques : le premier sera Sarqui.

La zone de mouillage est déserte, dès l’arrivée on part explorer la plage et le récif tout proche.

La plage est le royaume des pélicans, fous et autres oiseaux de mer, le récif est habité par toute la faune sous marine imaginable : du plus petit poisson papillon au requin dormeur ils sont tous là !

                                                                                    

Ce mouillage sera le notre pendant deux jours, après l’école matinale on part se baigner en annexe, à midi le repas est composé de poisson puis l’on revient à la plage le soir. Les différentes profondeurs conjuguées à la clarté de l’eau donnent un spectacle incessant de bleus. Lilian trouve cela « magique » et l’on à beaucoup de mal à s’imaginer que c’est l’automne.

                                                                                       BLEU

En snorkelling (balade avec palme, masque et tuba) Flo va côtoyer trois tortues de Carey, deux requins dormeurs inoffensifs mais d’un longueur d’un mètre cinquante, plusieurs langoustes de belle taille ainsi qu’un grand nombre de barracudas.

Malheureusement nous n’avons plus de piles pour l’appareil photo étanche !

Le lundi 29 au soir nous changeons d’île pour Carenero, plus a l’ouest. Le lagon très bien protégé et cerné de palétuviers nous séduit… jusqu’à ce que les moustiques sortent de la mangrove à la tombée de la nuit. Tout l’arsenal est de sortie et nous décidons de fuir dès que le jour se lèvera.

                                                                                                         PALETUVIER

Après une heure et demi de navigation et un thazard de 2,5 kg pris à la traîne nous ancrons devant Bequeve. L’accès est très encombré par de multiples patates de corail et nous nous arrêtons à distance de la plage. La palette de bleus est encore plus époustouflante qu’auparavant ! Journée plage en compagnie des oiseaux.

                                           BEQUEVE                                           OISEAUX

Le mercredi on mouille au sud du même lagon sur Cayo de agua.
Même panorama d’île déserte rehaussé par des dunes et des palmiers, le seul voilier qui était présent ici a appareillé juste avant notre arrivée. La faible fréquentation de ces endroits de rêves nous surprend mais on ne s’en plaint pas, bien au contraire.
Le soir elsa nous trouve en apnée des lambis plus gros que sa tête.

                                                                                                        LAMBIS

Dos mosquises est l’îlet le plus éloigné de Grand roque, nous y arrivons le 2octobre. Il y a ici plusieurs bâtiments, ceux de la fondation de recherche et de protection des tortues (Fundacion Cientifica Los Roques) et celui des gardes du parc.

Les premiers rencontrés à notre débarquement sur la grève sont les gardes. Ils sont très ouverts et discutent avec nous pendant une bonne demi-heure sans même vérifier que nous avons payé le droit d’accès au parc. Puis le responsable des tortues nous propose de venir visiter ses installations le lendemain matin, avant l’heure d’ouverture officielle car il est déjà 16h et que la nuit va tomber. On visite la petite expo consacré à l’ethnologie vénézuélienne préhispanique avant d’aller souper à bord.

                                    MOSQUISES                    FONDATION                    ETHNO

Vendredi matin, l’école galinette se déroule remarquablement bien, les élèves sont impatients d’aller voir les tortues…

La fondation recueille en fait les bébés tortues dès leur sortie du nid avant qu’ils soient dévorés par les oiseaux et les crabes pour les faire grandir en bassins protégés. Ils sont relâchés vers 14 mois, quand ils sont trop gros pour les prédateurs. Le responsable présent ce jour nous signale que leur taux de survie est de 97%. (inférieur a 1% en conditions naturelles)

Dans l’archipel les tortues marines les plus représentées sont les tortues vertes et les Carey Il nous montre ensuite son trésor : plusieurs centaines de tortues de 7 jour à 14 mois qui barbotent dans leurs bassins en polyester.

                        TORTUE                          TORTUE                    TORTUE

Nous sommes tous les quatre subjugués ; au terme de la visite et devant notre enthousiasme il nous propose de relâcher une pensionnaire qui a atteint l’age de la liberté. Elsa aura le privilège de libérer cette tortue Carey !

                                                                                   LIBERTE   

                                                                                Lacher de tortue  

Nous remontons vers l'île de Crasqui. Un voilier est déjà ancré... C’est Orphée! Un bateau copain rencontré à Puerto la Cruz.

Philippe, Sandrine, leurs deux filles Moana et Taïs du même âge qu'Elsa.

Nous passons deux jours ensemble au mouillage de Noronquis, puis leur faisons découvrir les rues de Grand Roque, après la visite un petit resto fait du bien!

                                            RUE                                        restau

En premier lieu on renouvelle l’autorisation de séjour sur l’archipel puisque notre première quinzaine est terminée, le défilé dans les bureaux occupe une journée mais les différents fonctionnaires sont heureux de voir que l’endroit nous plait.

Nous nous  réapprovisionnons en produits frais mais aussi en gasoil et essence.

Il n’y a pas de station essence sur l‘île, on doit donc trouver le carburant chez les utilisateurs :

Les 80 litres de  gasoil seront troqués à une lancha de pêcheur contre une bouteille de rhum et un paquet de cigarettes, ils trouvent meme que notre tribut est trop élevé !

                                                                                    GASOIL

Les 20 litres d'essence seront échangés contre une bouteille de vin rouge "Français" auprès des garde cotes qui mentionnent que c’est parce que l’on est sympathique mais que ce n’est pas leur travail.

Nous en profitons aussi pour faire une machine à laver et évacuer nos poubelles qui représentent un sac de 100 litres pour 10 jours.

Nous visitons l'ancien phare de Grand Roque et profitons de la vue sur les îles des Roques. La palette des bleus est plus impressionnante vue de haut.

                                                   PHARE                                            HAUT DE GRAND ROQUES

Tous les approvisionnements réalisés, nous mettons le cap sur les îles de l'est pour descendre lentement sur les bouches de Sébastopol.

Depuis quelques jours, Lilian a accepté de mettre son masque et tuba. Il découvre les poissons et ne veut plus les quitter! Il joue même hors de l’eau avec son équipement sur le visage et refuse de s’en séparer.

                                                                                    TUBA

Cela nous permet  d'explorer la faune et la flore sous-marine en famille à proximité des lagons coralliens.

Florent décide de tenter une sortie sous-marine a l’extérieur de la grande barrière de corail qui ceinture l’archipel sur la face est.

Il revient finalement très vite au bateau, surpris par la rencontre de cinq requins pointe noire. Leur ronde effrénée autour du plongeur est assez stressante pour ce dernier !

Mais le temps n'est pas de la partie: toutes les nuits sont entrecoupées par de violents orages, des trombes d'eau, un vent fort fait danser Galinette autour de son mouillage.

Le jour, le ciel est gris et il pleut par intermittence, un peu comme en Bretagne (salut à nos amis bretons) mais avec une température moyenne de 34°...

Cela dure une semaine, jusqu'au jour où nous comprenons qu'une grosse tempête à du passer pas loin car nous passons 24 heures secoués par un vent d'ouest à 30 nœuds, avec des rafales allant jusqu'à 40.

Nous sommes 5 bateaux ancrés dans les bouches de Sébastopol, tous à attendre la fenêtre météo favorable pour rallier le continent, la Tortuga ou Margarita...

Ce ne sera que le lendemain à 8 heures que nous décidons de partir vers l'est. Le vent est toujours d'ouest mais à 15 nœuds.

Une forte houle d'ouest nous fait surfer et nous permet de rallier la Tortuga à la voile 17 heures plus tard.

Nous jetons l'ancre à 3 heures du mat au mouillage des Palanquinos que nous connaissions très bien, sous une lune bien pleine qui nous a accompagnés durant toute la nuit. Ce ne sera pas la seule compagnie que nous aurons eut  puisqu'une espèce de buse, perdue dans le grand bleu a trouvé refuge sur notre barre de flèche. Cet oiseau passera  toute la nuit à essayer de se maintenir sur cette barre de métal glissante, sentant bien que c'est le seul moyen de survivre. Il reprendra son envol à l'approche des terres de la Tortuga.

Ce fut une navigation très redoutée, car normalement à contre courant, avec du vent de face  qui finalement se sera déroulée à merveille!

Ce n'est que le lendemain que nous apprendrons que Omar, cyclone de catégorie 3 s'est formé sur nos têtes avant de prendre la direction des Antilles en suivant une trajectoire assez rare!

                                                                                   OMAR

HAUT DE PAGE