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Du 30 janvier au 25 février 2009

Les rumeurs inquiétantes de grève générale en Guadeloupe nous poussent à faire des stocks d’alimentation et de carburant avant de quitter la martinique.
31 janvier : Cap sur la Guadeloupe, nous comptons passer une nuit en Dominique pour partager la navigation mais notre guindeau (sorte de treuil électrique qui permet de relever le mouillage) ne répond plus.
A Roseau une bouée de mouillage libre est donc la bienvenue à 19h. Le lendemain on rallie la Guadeloupe après une navigation lente mais toutes voiles dehors, non sans faire une halte dans une de nos anses favorites : l’îlet cabrit.
La famille Marlec nous rejoint à pointe à pitre dans peu de temps et nous comptons réparer tous les petits bobos de Galinette avant de les accueillir à bord.
Le guindeau reprend de la vigueur après un nettoyage de son relais électrique, les feux de tête de mat nécessitent quelques soudures et un grand rangement s’impose dans les cabines. L’inverseur du moteur, lui, est confié aux mécaniciens.

                                                                                    GUINDEAU

Galinette est amarrée au même emplacement qu’à l’arrivée de la transat, et cela fait sept mois que l’on a quitté ce même port en direction du sud des Antilles, que de symboles… Les cinq mois restants seront consacrés aux îles du nord.

D’une manière tout à fait imprévisible, nos premiers visiteurs sont les cafards (ou blattes, ou ravets), apparus par dizaines comme par enchantement. La guerre est déclarée et nous en venons à bout après deux jours de combats chimiques acharnés !

                                                                                    CAFARDS

Personne n’a pu déterminer pourquoi et comment ils étaient apparus tous ensemble, si nombreux et sans signe avant coureur !

Emma, Laurent, Samuel, Nathan et Raphaël passent nous rendre visite à bord, au quai d’accueil de la Marina Bas du Fort, ils ont l’air ravis et attendent impatiemment la semaine suivante durant laquelle nous devons tous être à bord.

                                                                                    ARRIVEE

Pour l’instant nous partons passer une semaine à terre en location à St François, pour le plus grand bonheur de tous. Chez les plus petits, les journées sont éreintantes mais elles permettent  à Lilian de goûter aux jeux vidéos sur console (sa dernière acquisition avec l’argent des étrennes).

                                                                                          DS

Nous enchaînons pendant sept jours les visites, baignades en mer et en piscine, apéritifs et repas ; nous avons également la joie de revoir la famille de Sophie et Philippe Carrère installée temporairement au gosier. La grève prend de l’ampleur et les courses quotidiennes relèvent de plus en plus du parcours du combattant, le carburant est introuvable. Le LKP (« Liyannaj Kont Pwofitasyon ») devient le sujet des toutes les discutions. Il est temps de se diriger vers l’archipel des saintes, moins touché par le mouvement.

                                                                                    ESSENCE

Le 14 février, Galinette reçoit son nouvel équipage, le plus nombreux depuis le départ de Valras. Nous sommes 9 à bord, les cabines sont redistribuées en conséquence et tout le monde prend ses marques.

                                                                                    PLAGE

Afin de s’amariner, la première journée ne représente que 2 milles de navigation avant d’atteindre l’anse de l’îlet cochon, en face de la marina.
La plage convient à tout le monde et la première nuit au mouillage se passe à merveille (seuls Sandra et Florent font respectivement les frais d’une attaque d’oursin et d’une fracture du petit orteil). Emmanuelle se retrouve bien malgré elle au travail !

                                                                                    OURSIN

Au petit matin les conditions semblent réunies pour couvrir tranquillement les 20 milles qui nous séparent des Saintes. L’équipage, peu à l’aise au départ, prend progressivement de l’assurance. Quatre heures plus tard l’ancre croche sur le sable à l’anse du bourg de terre de haut ; tous les enfants profitent de la plage arrière et de l’annexe pour plonger dans l’eau translucide.

                                                     raphael                    NATHAN

Terre de haut ne manque pas d’intérêt, les ballades se succèdent et nous permettent de découvrir la superbe plage de Pompierre, au nord-est de l’île. Les équipages d’île de jade et d’ancolie nous rejoignent au pique-nique. Lolo et Flo avaient croisé Daniel et Véronique (first 345-Ancolie) pour la dernière fois en novembre 2007 à Tenerife avant les traversées des deux voiliers.

                                                                                    POMPIERRE

Parallèlement, le mouvement de grève guadeloupéenne se durcit et la visite des supermarchés est de plus en plus désolante. Nous envisageons même de chasser au coupe-coupe un cabrit ou une poule pour nous nourrir ! Après avoir dévalisé le dernier congélateur achalandé du village nous filons vers l’îlet cabrit jouer aux Robinsons.    

                                                   ATTENTE                      RAYON 

Les enfants attendent cela depuis le début du séjour : Nathan, Raphaël, Louane et Elsa savent tous suffisamment nager pour rejoindre la plage depuis Galinette. Pour faciliter leurs aller-retours, le voilier est ancré « cul à la plage » au moyen de deux ancres. Cette manœuvre, inhabituelle pour nous, nécessite plusieurs essais avant la réussite. Le seul habitant de l’île nous autorise à utiliser les tables et barbecues disposés en bord de plage, sous les mancenilliers. 

                                                     BBQ                    BBQ2

Durant deux jours nous alternons les marches dans l’île vers le fort Joséphine, les grillades, la plage, l’exploration sous-marine des récifs et les châteaux de sable. 

                        JOSEPHINE                   NATHAN                   APERO

Le soir, de retour sur galinette, tous les petits équipiers exténués ont droit à un apéritif au chocolat chaud ; les grand, eux, se réchauffent plutôt au rhum. En effet même sous les tropiques et malgré les 21° de minima les effets de l’hiver se font sentir et les gilets sortent fréquemment de leurs rangements !

La mauvaise météo nous empêche de ramener la famille Marlec-Le Bras  à Pointe à Pitre. Nous profitons tous ensemble des derniers instants dans l’archipel des Saintes et, le cœur gros, notre famille d’équipiers rejoint la navette « OUYVA » pour prendre l’avion à destination de la métropole.

                                                                                 DEPART

Le prochain passager du voilier, Philippe, arrive dans une semaine à Pointe à Pitre mais la perspective de la Guadeloupe en  grève nous pousse à rester un maximum aux Saintes.
Le voilier Ile de Jade, dont l’itinéraire des deux mois à venir est similaire au nôtre, fait de même. Cela nous permet de visiter le magnifique fort Napoléon et son musée des traditions locales.

                                                              RANDO                    NAPOLEON

Nous avons également la chance de participer au carnaval des Saintes, très imprégné de la grève contre le coût de la vie.

             CARNAVAL1        CARNAVAL2        LKP1        LKP2        LKP3

En Guadeloupe et Martinique, nombre de défilés ont été annulés en raison du risque d’émeutes. 

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