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Du 20 juillet 2008 au 27 juillet 2008    CHARLOTTEVILLE ET SES ENVIRONS    

                            charlotteville                    PARLATUVIER                    PIRATES BAY                       

Tobago est une île indépendante depuis 1962, ancienne colonie anglaise, arborée d’une végétation luxuriante , bordée de plage de sable blanc, avec une eau vert émeraude. 
Elle n’est pas sur la route touristique des voiliers, il faut y aller exprès ! Du coup, elle est restée authentique, les gens sont simples et très accueillants.  Pas de complexes hôteliers, un petit aéroport local et une ligne de ferry la reliant à Trinidad. Pas de supermarchés. La monnaie est le $TT (titidollar) ça fait rire les enfants ! 1€ équivaut à 10$TT. Un litre de gasoil vaut 1,5$TT soit 15 centimes d’Euro, un thon de 2 kilos acheté aux pêcheurs de la baie vaut 40 $TT, soit 4€. La vie n’est pas chère.

Nous ne trouvons pas de viande, juste des produits d’épicerie (sucre, farine, bière, produits de toilette) Aucun produit frais à part du beurre et du cheddar. Heureusement que nous avons des stocks! Et notre capitaine fait des progrès : 5 à 6 poissons à chaque chasse, grâce au fusils offert par ses collègues lors du départ.

                                                                               CHASSE

Nous nous reposons des derniers mois de préparation. Plage, baignade, pêche, et bricolage car il y toujours quelque chose qui casse ou  qui se détraque : le lanceur de l’annexe, les joints de la baille à mouillage, l’échelle de la plage arrière…Ca fait parti du quotidien. Heureusement que Florent sait tout faire! Nous avons commencé les devoirs de vacances. Nous en faisons une heure tous les matins ,sorte d’entraînement  lorsque les cours du CNED arriveront !

                                      ecole lilou                                                    ECOLE ELSA

Nous comptons rester à Tobago environ trois semaines, faire tous les mouillages de l’île mais aussi visiter l’intérieur des terres. Nous en avons eu un aperçu dès le lendemain de notre arrivée car il  fallût se rendre en bus à la capitale pour retirer des $TT pour pouvoir régler les formalités de douane et d’immigration. Il n’y a pas de distributeurs bancaires ailleurs "Blue machine". Les gens n’ont ni cartes, ni banques. Tout fonctionne avec l'agent liquide. Notre trajet en bus a été une véritable épopée : minibus de 20 places des années 80 avec au final du trajet( 45 kms de routes sinueuses et quelquefois à 20% de pente) 35 personnes entremêlées! Sur une banquette double, nous étions 5 : Lilian sur Sandra, et une dame avec sa fille de l’âge d’Elsa sur une cuisse et son bébé sur l’autre. A la sortie de Charlotteville, le bus s’est élancé pour gravir la côte et n’y est pas parvenu! Marche arrière dans la descente et on recommence ! Les autochtones étaient tous écroulés de rire, en disant aux deux mamas de l’entrée qu’elles étaient  trop grosses et que c’était de leur faute si le bus n’avançait pas! C’est le folklore local.

                                                                                        BUS

Notre mouillage est situé à environ un kilomètre du village ce qui nous oblige à prendre l’annexe. Durant notre trajet, on aperçoit des ailerons, une dizaine!! Un banc de dauphins se prélasse dans la baie. Nous allons droit dessus et ils ne partent pas ! Au contraire, ils viennent jouer autour de l’annexe! Nous essayons de les toucher, il ne manque qu’une trentaine de centimètres à chaque fois! Nous sommes tous fous de joie. Cela durera environ un quart d’heure! Ce fut un instant magique….

                    DAUPHIN1                    DAUPHIN                    DAUPHIN

Un autre jour, nous avons dû  déplacer le bateau car les pêcheurs du village  voulaient dérouler leur senne: ils partent de la plage et font un grand cercle avec leur filet pour revenir au point de départ. La technique consiste alors à faire deux équipes et à tirer en rythme de façon à remonter le filet et ces occupants. Nous nous sommes fait inviter. Plus il y a de bras, mieux c’est! Nous avons mis environ une heure pour le remonter, avec l’aide des enfants ! Mais aussi  grâce à quelques lampées de rhum à 60° dès 9h00 du matin!!!

                           FILET                    FILET                    FILET

Les tobagoniens sont sous le charme de nos deux petits blonds !                 

Ils passent tous la main dans les boucles blondes de Lilian,  cela  lui déplait ! « Oh ! Little good boy ! »

Notre aide d’apprentis pêcheurs s’est soldée par 2 kilos de Jack (petits poissons genre sardines) offerts aimablement. Etêtés, vidés, écaillés et frits ! Un délice !

                                                                                                         REPAS


Du 28 juillet 2008 au 4 août 2008             COTE NORD DE TOBAGO  

Le Tobago Heritage Festival fait une étape à Charlottteville ; une procession part du haut du village et descend vers le centre avec costumes, musique et chants traditionnels (racines africaines très ancrées). La foule est portée par le rythme des percussions et tout le monde est joyeux. Les animations durent toute la journée dans les rues et se terminent par un spectacle de clôture au stade municipal. C’est apparemment l’attraction annuelle ici, pour notre part nous rentrons au bateau à la nuit tombée.

                                       HERITAGE FESTIVAL 1                                                       HERITAGE FESTIVAL 2

Le mardi 29 Flo se rend à la douane pour effectuer les formalités de sortie de la zone de Charlotteville.

 Nous comptons naviguer sur toute la cote nord de Tobago et rejoindre en une semaine l’extrémité ouest de l’île : Crown point ; les douaniers nous accordent ce délai.

Les tampons officiels obtenus nous nous rendons à Englishman’s Bay : 600m de plage sans aucune construction, bordée de cocotiers et de sable blanc. A l’entrée de la baie Sandra pense apercevoir à l’étrave une masse noire que l’on prend pour un bidon rouillé…

A notre approche le bidon s’agite, il s’agit en fait d’un couple de tortues luth enlacé ! Elles ont coutume de pondre sur les plages de T&T de mars à août. Elles plongent dès que l’on est trop poche, pas de photos de ces 200 kg de préhistoire !

Un catamaran français nous a offert deux jours avant des brassards pour Lilian car leur équipage ne s’en servait plus ; harnaché de sa ceinture flottante et des brassards Lilian s’en donne à cœur joie et ne veut plus sortir de l’eau…

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          NAGE 1                            ENGLISHMAN'S BAY                              NAGE 2

Apres une nuit agitée par la houle on se rend au village de Castara, mouillage a proximité, où, comme la nuit dernière, nous sommes le seul voilier de la baie. Nous retrouvons le festival sous une forme différente, beaucoup plus musicale.

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Les enfants s’initient au Steel band (orchestre de percussion typiquement trinidadien) grâce aux membres du groupe star de Tobago « les Natural Mystic ».

                    STEEL 1                                    STEEL 3                                STEEL 2

On profite du restau à midi et des plats à emporter le soir.

Le mercredi 30 nous sommes à Plymouth, ville qui ne retient pas particulièrement notre attention.

Florent tente encore de tuer des poissons comestibles, il rate un Thazard et revient finalement avec deux seiches et un magnifique poisson-ange (décrit comme comestible par notre guide).

                                                                                 POISSON ANGE

Tout le plat repartira à la mer après cuisson : c’est immangeable, marqué par un fort goût de vase. De rage nous courons acheter un poulet surgelé à l’épicerie du coin. En effet la viande fraîche est quasi-introuvable sur cette île.

Plus à l’ouest Mount Irvine bay nous accueillera pour deux jours.

Nous entrons dans la partie très aménagée de Tobago (Golf, villa de Harrisson Ford…). On s’offre après la baignade une vraie douche à l’eau courante dans les sanitaires de la plage. Lilian trouve que l’eau coule trop fort !

A proximité nous visitons le Bird Sanctuary, parc où vivent tous les spécimens d’oiseaux de l’île dont le Cocrico et le Mot-Mot,  emblème du pays.

                      COCRICO                                MOT MOT                                SUCRIER

Pour le week-end on jette l’ancre à Store-Bay, près du Hilton et de l’aéroport. Après le calme du début de séjour cela fait bizarre de voir des jet-ski slalomer entre les voiliers et d’entendre le survol des Boeing chaque demi-heure. On profite quand même d’Internet, de la laverie et du fast-food avant de partir pour Trinidad, probablement le mardi 5 août.

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