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Du 17 octobre 2008 au  28 octobre 2008. Ile de la Tortuga (Vénezuela)        

 
Galinette a bien toléré sa précédente traversée d’une centaine de miles, malgré sa réparation de fortune sur le secteur de barre. En effet, cette pièce métallique qui transmet les commandes de la barre à roue au safran s’est largement fissurée durant les à-coups au mouillage pendant le passage de la dernière dépression. Avant le départ de Los roques on a tenté de minimiser le jeu de cette pièce maîtresse à l’aide de colliers inox mais leur résistance nous inquiétait.

Reste encore l’ultime solution : la barre franche de secours que l’on a essayée aux roques en prévision d’une rupture complète.

Nous passons deux jours aux Palanquinos, débarquons à terre et nous  baladons sur les hauteurs de l'île, sur un sol formé uniquement d'anciens coraux cassés. Nous slalomons entre les  "tête à l'Anglais", cactus rappelant  un chapeau melon coiffant une tête! Lilian préfère  les spécimens desséchés qui explosent lorsqu’on leur jette une pierre.

                                            CACTUS1                                        CACTUS2

La chasse sous marine procure à l’équipage le ravitaillement quotidien, on est même confronté à des problèmes existentiels : nous n’avons pas  de récipient adapté à la taille des langoustes !

                                                                                    LANGOUSTE

20 octobre 2008 : nous changeons de mouillage pour Herradura (fer à cheval en espagnol), petite île à l’ouest de la Tortuga, c’est une langue de sable blanc dans une eau translucide où viennent de nombreux de vénézuéliens fortunés en vedettes à moteur à multiples étages passer le Week-end.

Un camp de pêcheurs occupe une partie de la plage... Ils sont prêts à vous vendre de la langouste pour 60 bolos (diminutif du bolivar) le kilo. Le jour de notre arrivée nous visitons le phare de l'île, construit en  segments de polyester comme la plupart de ceux du venezuela.

                                                       PHARE                                        PECHEURS

Le mouillage compte de nombreux voiliers, dont 80% battent pavillon français. Nous faisons la connaissance des voiliers Escapade et Grickipac sur lequel nous trouvons pour deux jours un petit copain de plage aux enfants, Rémi âgé de 11 ans. Ce dernier initiera Elsa et Lilian à la pratique du flotteur de planche à voile dans les vagues de la plage!

                                           HERRADURA                                        ENFANTS

Un après-midi, nous voyons un nouveau voilier arriver et pour notre plus grand plaisir, ce sont nos amis québécois de Migo, nous les pensions beaucoup plus loin vers Panama mais les travaux entrepris à Puerto la Cruz ont pris du retard.

Nous passons une très bonne soirée à leur bord à discuter de leurs prochaines escales, de la méditerranée et du Québec...

Nous les quitterons à nouveau avec un pincement au cœur quelques jours plus tard... Ils partent vers la Colombie et nous remontons vers l'arc antillais en embarquant leur « vidanges » pour les jeter au port. (chez eux cela veut dire poubelles).

Le voyage est fait de rencontres, de nouvelles amitiés qui ne durent que quelques semaines, mais qui sont si intenses qu'elles semblent avoir toujours existées!!!

                                                                                    MIGO

Effectivement dès le samedi soir les vedettes commencent à arriver du continent, rivalisant d’éclairages, de décibels musicaux, de gadgets embarqués (Barbecue géant, jacuzzi, mini-offshore dans la soute…).

Certains équipages fortunés vont même jusqu’à tenter de planter une cocoteraie sur la plage, aidés par leur équipage …

                                                                                    COCOTERAIE

Après cette immersion dans le monde du paraître nous partons pour Playa Caldera, à la pointe est de la Tortuga afin de diminuer notre distance à couvrir lors de la prochaine navigation.

Le lendemain matin on met le cap sur Puerto la Cruz où les parents de Florent vont nous rejoindre.

Nous sommes un peu malmenés au début avec un fort courant qui nous oblige à tirer des bords et nous finissons au près serré avec un vent de 15 nœuds qui propulse Galinette à

7 nœuds de moyenne.

Le voilier entre à la marina de Bahia redonda vers 22h00. Après 50 jours d’autonomie le garde manger est vide, il va falloir se ravitailler sérieusement et trouver un poste à souder pour guérir notre gouvernail !

 

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