( en italique les copies d’articles du blog envoyés en temps réel par satellite
pendant la transat).
Vendredi 23 novembre 2007 T-1
Tout l'équipage vient d'embarquer sur Galinette, le
trajet s'est bien passé.
Rangement ce soir et demain grand départ en fin de
matinée.
Gérard et Annie, les « gardiens du sanctuaire GALINETTE » ont mené à bien depuis 10 jours plusieurs missions complexes :
Le nouvel équipage arrive à bord pour l’apéro, extenué par le trajet en avion (attrapé in-extremis) depuis Barcelone et la visite imprévue de tenerife by night en taxi qui eut bien du mal à localiser la marina.
Nos explications étaient peut-être couvertes par les décibels de la musique « hispano-techno » qui s’échappait de l’autoradio ?
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Samedi 24 novembre 2007 T 0
T comme transat, ce sera la nouvelle numérotation du
Journal.
Les digues de tenerife s'éloignent lentement,
galinette à quitté le port à 12h 30 temps universel
(TU).
Le vent paraît tout à
fait satisfaisant, NE 15 nœuds.
Les amarres sont larguées après les au-revoir d’usage et les cadeaux des voisins de ponton (un voilier de Leucate dont les convoyeurs rentrent au pays nous cèdent leurs derniers pains précuits, dernières bières et un pot de tapenade délicieuse).
Nous descendons vers le sud de Tenerife, avec une mer qui commence à gonfler.
Alors que le Teïde devient minuscule, une multitude de dauphins vient nous escorter, c’est féerique.
Moins féerique : la forte odeur de gasoil qui se dégage brusquement du dessous de l’évier !
La fixation de la jauge vient de lâcher et chaque coup de gîte sur bâbord s’accompagne d’un geyser odorant de 5 cm de haut …les effluves, les vagues et le crépuscule vont rapidement terrasser Fabrice, Lolo et Pierre, chacun avec son style!
Impossible de réparer dans ces conditions, Florent et Philippe, tentent durant une heure, la tête en bas et l’estomac en berne de colmater la fuite avec du chewing-gum, des élastiques et du film plastique en attendant que le niveau de gasoil baisse.
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Dimanche 25 novembre 2007 T1
Dès les premières heures de navigation nous avons eu
la joie d'être accompagnés
par des milliers de dauphins durant plusieurs minutes
: grandiose!
Puis nous avons vu s'éloigner la terre pour
définitivement la perdre de vue pendant la nuit;
la première nuit en mer s'est bien passée, et ce matin
le soleil est au rendez-vous,
par contre pas les poissons.
Les îles canariennes De El hierro et La Gomera sont doublées en fin de nuit puis le vent du nord monte à 20 nœuds, la mer est agitée et croisée, nous réduisons la voilure en ferlant la grand voile.
Elle restera ficelée ainsi à la bôme jusqu’à… Marie Galante!
Laurent a retrouvé l’appétit, la première touche sur la canne de traîne enflamme tout l’équipage et nous pêchons royalement un sac plastique.
Pierre, depuis le départ a ingurgité et régurgité la quasi-totalité d’un régime de bananes. Aujourd’hui il réussit à en assimiler une !
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Lundi 26 novembre 2007 T2
Ce matin très tôt le soleil est au rendez-vous,
tout le monde en profite pour se doucher à l'eau de
mer à 20°,
ça rafraîchit et en plus ça lave!
Les poissons eux nous boudent toujours,
et nous narguent même car cette nuit nous avons eu une
touche mais elle s'est décrochée.
Les paris sont lancés quant à notre date d'arrivée et
au poids total de poissons pris...
Cap au 240 pour aller attraper les alizés, situés en ce moment au nord du Cap Vert et afin d’éviter la dépression située à l’ouest des Canaries.
Fabrice sort de sa torpeur et s’alimente à nouveau, Galinette a définitivement vaincu le mal de mer.
Les dauphins sont toujours aussi nombreux et nous donnent une excuse pour la sévère honte halieutique que nous sommes en train de subir.
Les conditions s’améliorent et permettent de hisser le spi multicolore d’Alain et de l’exhiber durant tout l’après midi.
Florent tente une vacation radio par B L U avec Xavier, radio amateur de Valras.
Nous n’entendrons par ce poste qu’une seule voix, celle d’Arielle Cassim qui présente la météo sur RFI.
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Mardi 27 novembre 2007 T3
Aujourd'hui temps couvert, quelques grains nous
guettent...
Les moyennes quotidiennes affichent des scores
honorables de 140 milles.
Hier après midi navigation rapide sous spi (jusqu'à 9
nœuds), entourés par les dauphins.
On continue à descendre vers le sud pour trouver les
alizés qui ont l'air d'être vers le 18°N.
Les essais de BLU ne sont pour l'instant pas
concluants.
Le peu de vent nous oblige à mettre le moteur en route, ce qui nous permet de consommer du gasoil pour limiter la fuite et de recharger les batteries, mises à mal par l’utilisation intensive du pilote automatique depuis le départ.
Au saut du lit, Fabrice se bat héroïquement contre une belle dorade coryphène de 3,3kg qui sera rapidement hissée à bord et assassinée par Philippe qui supportait mal la souffrance de l’animal (voir roman-photo ci après…).
Le découpage par Florent sera tout aussi sanglant.
La coryphène se révèle délicieuse, cuisinée par Philippe à la tahitienne ou poêlée.
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Mercredi 28 novembre 2007 T4
Enfin ça mord, hier Fabrice a remonté la première
dorade coryphène de 3,3 Kg.
Dans l'après midi le pantalon de Flo qui séchait est
tombé à l'eau et 2 heures après il était accroché à l'hameçon;
enfin ce matin de nouveau un poisson.
Nous ne comptons plus les dauphins, cela devient trop
banal.
Ce matin ménage général intérieur et extérieur (du
bateau pas de l'équipage).
Au saut du lit Flo sort un poisson noir, vaguement en forme de losange d’environ 500g très vorace puisqu’il a attaqué un rapala de sa taille ! Nos stocks de coryphène et sa sale gueule lui vaudront la vie sauve ; oui Florent a fait du « no-kill » aujourd’hui !
Le beau temps nous permet un lavage complet du pont et des planchers alors que nous franchissons le tropique du cancer (23°26’22 N).
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Jeudi 29 novembre 2007 T5
Ce jour, zéro poisson, 1soleil, 2 oiseaux, et premier
vrai grain de pluie tropicale ,que du bonheur sous spi.
Les oiseaux aperçus étaient des « paille en queue » ou phaétons, oiseaux du large que l’on croise fréquemment sur le trajet de Galinette.
Un petit exocet (poisson volant) est venu s’échouer sur le pont durant la nuit.
Le grain sous spi nous a valu une accélération à 11 nœuds, alors qu’Alain était tranquillement en train de faire ses ablutions sur la plage arrière. Il s’en fallut de peu qu’il restât barboter ici, à 300 milles du cap vert !
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Vendredi 30 novembre 2007 T6
La journée qui démarre s'annonce très ensoleillée;
nous venons d'installer le spi, et nous avançons bien.
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Samedi 1 décembre 2007 T7
La journée de vendredi fut ensoleillée et calme, la
nuit fut très différente:
du vent fort et des vagues de travers avec en plus des
grains de pluie assez nombreux,
bilan : peu de sommeil pour l'équipage.
Samedi matin le temps est beaucoup plus clément,
Alain en profite pour nous préparer un montage de son
invention pour pêcher.
Au moment de passer à table, ce montage lui permet de
remonter une coryphène de 1,460KG.
On se réinstalle pour déjeuner après avoir remis la
ligne à l'eau mais une nouvelle touche nous interrompt et après quelques
minutes de haute lutte,
Pierre et Fabrice remontent une bonite à ventre rayé
(famille des thons) qui pèse 9,100kg,
voilà de quoi nous alimenter en poisson frais pour
quelques jours.
Plusieurs jours sans prise, le moral de l’équipe est en baisse, le temps est gris et la mer agitée, cela n’arrange rien. Alain monte un rapala bleu et translucide articulé (fin de série acheté 1€) sur un bas de ligne acier portant déjà un hameçon. Objectivement, le montage ne ressemble à rien et nage dans tous les sens, Alain le met à l’eau en précisant : « il faut y croire ! ».
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Dimanche 2 décembre 2007 T8
Les nuits se suivent et se ressemblent, vent fort et
vagues de travers encore la nuit passée,
en fin de matinée cela va mieux et les 26°C à l'ombre
aident à supporter les vagues.
Ce midi au menu, la bonite pêchée hier.
Cela fait déjà une semaine que l’on a largué les amarres ; notre cap était jusqu’alors proche du 240, nous descendions vers le Cap Vert afin de rallier la zone d’effet des alizés. Aujourd’hui, à près de 150 milles de SANTO ANTAO nous allons bifurquer au 285 pour viser les Antilles. Cela fait aussi une semaine que Philippe est aux fourneaux puisqu’il est quasiment le seul à supporter les mouvements du voilier sans voir l’horizon .
La quantité énorme de poisson accumulée hier lui impose de varier les préparations pour ne pas lasser l‘équipage.
Les deux recettes primées aujourd’hui sont :
Coryphène à la tahitienne et steak de thon poêlé ( appelé localement par le cuisinier :« pif – paf » ou « bim – bam » ou encore « flic – flac »).
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Lundi 3 décembre 2007 T9
Hier soir une nouvelle coryphène s'est fait prendre
par notre rapala fétiche,
Lolo a remonté une pièce de 1,420KG.
Après une nuit calme le soleil est au rendez vous
,nous montons le spi ,juste à ce moment une nouvelle
coryphène de 3kg : celle là est remontée par Pierre.
Nous avons décidé d’établir très tôt le spi afin de porter de la toile le plus longtemps possible durant la journée. Dès le lever du jour donc, à jeun, tout le monde se déchaîne pour envoyer le spi . Les réflexes ne sont pas encore là et la voile multicolore s’enroule et finit à l’eau. Pour simplifier la manœuvre, une touche magistrale force Pierre à rattraper la canne au vol.
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Mardi 4 décembre 2007 T10
Hier , un marin suédois nous a contactés par VHF,il
était proche de nous,
Peut être c'était lui que nous apercevions au loin
devant, il se rend en Martinique ,sa vitesse étant supérieure à la nôtre, nous
n'avons pas pu rétablir le contact prévu en soirée.
La nuit passée fut assez calme, au petit matin nous
avons été doublés par un gros porte-containers.
Ce matin le
temps est gris et le soleil a du mal à faire sa place.
Si nous continuons à ce rythme nous serons à
destination dans 10 jours et 2 heures selon le calcul du Captain.
La météo n’étant pas très clémente, nous nous occupons tant bien que mal, Philippe tente de tanner une peau de coryphène qui pourrait devenir un porte-monnaie (ndlr : elle finira son existence à l’eau par une nuit sombre, sans que l’on s’en aperçoive.)
Florent tente de mettre en conserve un filet de poisson pour l’amener jusqu’en Guadeloupe. (Il finira aussi dans l’eau vu son aspect à l’arrivée…).
Gros nettoyage en cuisine: le bag-in-box de rouge de saint chinian s'est répandu dans le réfrigerateur !!!
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Mercredi 5 décembre 2007 T11
Cette nuit vers 3h00 nous avons passé la mi-route.
Hier soir,
loin de tout, un signe de vie humaine nous est apparu sous la forme d'un
voilier qui nous est passé à moins de 100 mètres.
Ce matin 2 belles averses ont permis de laver le pont
et à Florent de se doucher.
Ce midi, Philippe, intronisé chef cuistot depuis ce
week-end, nous a préparé un repas de mi-distance:
magret de canard confit, pommes de terre, et crème
anglaise - gâteau en dessert.
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Jeudi 6 décembre 2007
T 12
Aujourd'hui le repas sera moins festif qu'hier, les
grains se succèdent depuis hier soir sans laisser place à des éclaircies de
plus de 10 minutes.
Tout le monde attend l'accalmie avec impatience,
heureusement qu'il fait chaud !
A midi spécialité de Philippe : Jambon- pain de mie-
eau salée...
Nous passons le bonjour à Neptune !
Grosses rafales, paquets de mer croisée, surfs inquiétants à 19 nœuds sous tourmentin, la nuit à été très désagréable pour tout le monde. Nous n’avons plus d’anémomètre mais les rafales sont estimées à plus de 40 nœuds et les creux à 5 mètres au moins.
Vendredi 7 décembre 2007 T13
Depuis hier matin, Lolo est dans son élément:un temps
breton avec vent fort et pluie;
le point positif c'est que nous avançons plus vite,
pour le reste...
ce matin nous avons aperçu plusieurs voiliers dont
1contacté par VHF était anglais,
nous n'avons donc pas poussé plus loin la
conversation.
Malgré tout au menu ce midi : pâtes bolognaises.
Le voilier contacté faisait partie de l’ARC, transat anglaise d’amateurs. Selon eux leur anémo était bloqué en butée à 50 nœuds cette nuit…La conversation s’est arrêtée là car d’autres voiliers de l’ARC à proximité ont contacté notre interlocuteur et visiblement, ils étaient beaucoup plus compréhensibles que nous.
Notre anglais n’était visiblement pas à leur goût malgré tous les efforts déployés par Laurent « Hye, my name is LOLO : L .O.L.O. …)
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Samedi 8 décembre 2007 T14
Nuit encore marquée par un vent fort, mais sans pluie;
ce matin vers 6h un énorme paquebot illuminé tel un arbre de Noël est passé
tout près de nous.
Toute la matinée le soleil tente de montrer le bout de
son nez mais en vain.
Durant le quart d’Alain et Laurent, un paquebot s’est approché intentionnellement à une centaine de mètres. Il a alors braqué sur Galinette ses énormes projecteurs de pont, probablement pour s’assurer que tout allait bien à bord vu le chaos maritime qui régnait alentour. Les deux équipiers de quart, eux, se seraient bien passés de cette attention car ils avaient déjà suffisamment de difficultés à garder le voilier sur son cap sans s’inquiéter d’un tel obstacle de plusieurs dizaines de mètres de hauteur! Nous sommes à environ 850 milles de l’arrivée.
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Dimanche 9 décembre 2007 T15
Finalement, le soleil est arrivé hier dans l'après
midi,
laissant sur certains membres de l'équipage des
rougeurs caractéristiques.
Ce matin, lever du soleil à 9h20 TU ,plus nous allons
vers l'ouest, plus il se lève tard;
tout l'équipage a pris le petit déjeuner en
terrasse;ensuite ménage intérieur et extérieur;
de légères vagues nous bercent de gauche à droite.
Nous sommes très loin des conditions climatiques
décrites actuellement sur l'Atlantique nord et la Bretagne, nous sommes
beaucoup plus au sud.
Chacun des membres de l'équipage prend la barre quand
vient son tour, preuve que les conditions sont bonnes.
Les conditions météo rencontrées depuis 4 jours sont probablement dues à la naissance d’une dépression tropicale : OLGA qui est annoncée aujourd’hui sur les Antilles.
Celle-ci a du se créer à proximité de nous il y a 3 jours et nous doubler en se renforçant pour mériter maintenant sa dénomination.
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Lundi 10 décembre 2007 T16
La nuit passée fut l'une des + agréables depuis le
départ;
ce matin la crème solaire est de sortie, les hameçons
aussi.
Florent tente un montage"spécial",1mn plus
tard il a une touche ,
on voit un assez gros poisson faire des bonds mais le
fil utilisé est trop fin et casse...
Pendant ce temps, Philippe nous prépare notre pain
quotidien, puis le repas,
au menu ce midi: choucroute et bière pression.
Au petit déjeuner les derniers cakes emballés sous vide sont de sortie. Florent, jusque là épargné par le mal de mer, s’attaque de bon cœur au marbré au chocolat. Après en avoir englouti la moitié, il évite de justesse Pierre assis sur le plat bord et vomit tout ce qu’il vient d’ingurgiter depuis le réveil. L’emballage était percé et le cake pourri…
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Mardi 11 décembre 2007 T17
Encore une douce nuit étoilée, ce matin Florent a
décidé de laver la nappe antidérapante,
pour ce faire il l'a accrochée à un bout et l'a laissé
traîner derrière le bateau, 2 minutes plus tard une touche sur la ligne, cela
semble une grosse prise...
Effectivement, il s'agit de la nappe, bien accrochée
au bout, mais le bout s'est détaché du bateau, le nœud était certainement trop
bien fait!
Au bout d'un moment la nappe se décroche...adieu nappe
antidérapante dit le cuistot,
Florent lui ne verse pas une larme.
Cette nuit Fabrice a été percuté à l'épaule par un
poisson volant,
Fabrice n'a rien ,le poisson est décédé des suites de
ses blessures,
les obsèques auront lieu cet après midi après les
photos de rigueur, l'enquête pour déterminer qui était en tort a été confiée à
Alain.
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Mercredi 12 décembre 2007 T18
Hier après midi le soleil a été présent tout le temps
sauf...quand Pierre a pris la barre;
C'est un phénomène qui se reproduit jour et nuit: le
temps est beau, vient le tour de Pierre de barrer, la pluie arrive; à la prochaine
période de sécheresse ,invitez- le chez vous!
Ce matin nous avons de nouveau aperçu un paquebot
assez loin, et quelques dauphins sont passés nous saluer.
Les dauphins qui nous ont escortés ce matin étaient moins nombreux que les autres jours mais il y avait deux bébés dauphins avec eux, aussi agiles et joueurs que les adultes.
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Jeudi 13 décembre 2007 T19
Ce matin Philippe a la pêche. Ce matin Philippe à la
pêche (notez la nuance orthographique) a remonté une coryphène de 3,8 Kg.
Un peu plus tard, Pierre remontait un poisson de type
"barracuda"de 6,280 Kg, tout cela sous un soleil ardant.
La nuit passée chacun a tenté de compter les étoiles
filantes mais il y en a beaucoup, trop pour pouvoir les dénombrer.
Le barracuda n’a pas eu un grand succès gastronomique. Nous avons quand même essayé d’en manger, cuit au four, mais la forte odeur qu’il dégageait lors de la cuisson et le spectre de la Ciguatera ont eu raison de notre appétit.
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Vendredi 14 décembre 2007 T20
La nuit passée fut chaotique: averses multiples et
rafales de vent très fort; ce matin cela se calme.
Notre vitesse de progression actuelle nous ferait
arriver à Pointe à Pitre samedi à la nuit tombée, ce qui n'est pas l'idéal;
l'autre solution serait de faire une étape sur une île plus proche et d'en
repartir dimanche.
Marie-Galante semblerait le meilleur choix, ce matin
d'ailleurs un voilier que nous apercevions nous a contactés par VHF, il se
rendait sur cette île, peut être l'y rencontrerons-nous.
Le marin émérite avec qui l’on a conversé s’appelle William, il est anglais et vient de traverser en solitaire sur un voilier en bois d’un autre âge, équipé de voiles auriques et pas plus long que 9 mètres. Chapeau !!
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Samedi 15 décembre 2007 T21
Terre, terre!!!depuis 14H12 (TU) nous sommes en vue de
Marie Galante et de La Désirade,
c'est vers la première que nous nous dirigeons, nous y
serons en soirée.
Notre atterrissage a lieu dans la baie de Saint-Louis, à coté du paquebot Club Med II et du voilier de William.
Nous accostons sur une plage de sable blond située à l’ouest de Marie- Galante, un peu déboussolés et surpris de marcher sur un sol stable.
Après avoir profité de la baignade et parcouru la plage à pied, nous découvrons la bière Carib fraîche et le rhum glacé et le filet de bœuf du restaurant « Chez Henry ». Après une nuit immobile au mouillage il ne restera plus que la passe de 15 milles à franchir pour arriver à notre destination finale de cette étape : la marina « bas du fort » à Pointe à Pitre.
21 jours et 10 heures de mer, d'émotions, de pluie et
de soleil, d'embruns, de sel et d'Alizés;
Il fallait bien tout cela pour que Galinette boucle le
trajet Tenerife - Pointe à Pitre.
Nos pensées vont surtout à vous toutes et tous à
terre,
Grâce à qui Alain, Fabrice, Florent, Laurent, Philippe
et Pierre sont aujourd'hui à la marina de Pointe à Pitre.
Journées bien remplies à venir: resto, et remise en état du yacht.